(bio et phyto et myco) remédiation, ou la nettoyage des sols par les micro-organismes, les plantes et les champignons

principes_phytoremediation metal-bioaccumulator

bio/phyto/myco-remédiation

Lors d’une conférence en décembre pour les jardiniers de France au Potager du Roy à Versailles, une participante m’a demandé si la permaculture pourrait aider à la détoxification des sols. La réponse est « oui ! », mais ça faisait si longtemps depuis que j’en avais pensé…

Avec la bio-remédiation, des micro-organismes, des plantes ou des champignons, pourraient servir d’agents de nettoyage pour les sites contaminés par les métaux lourds, ou des produits chimiques. Avec la phytoremédiation, certaines plantes ont la propriété de concentrer les toxines dans leur feuillage, qui est ensuite récolté, et ensuite enlevé du milieu pollué. C’est même possible que les métaux lourds soient recyclés par l’industrie, à partir des plantes bio-accumulateurs.

Je me suis rappelée que quand l’ouragan Katrina a frappé la Louisiane en 2005, un groupe de permaculturistes est venu de San Francisco, et avec très peu de moyens et beaucoup de système D, a utilisé les techniques de bio-rémediation sur les jardins des particuliers qui avaient été contaminés. Les bénévoles ont plantés des tournesols et de la moutarde, comme bio-accumulateurs de l’arsenic et du plomb. Les sols de ces quartiers inondés avaient étaient aussi contaminés par les produits chimiques, produits pétrochimiques, DDT, et autres pesticides et insecticides des usines environnantes.

En plus des tournesols et la moutarde, d’autres plantes identifiées comme « hyper-accumulateurs » de métaux lourds telles que les épinards, les carottes, les pois et le maïs, ainsi qu’une variété de fougère et la mâche se sont montrées efficaces. Ces plantes ne sont pas destinées à la table, mais elles sont récoltées et puis envoyées à la déchetterie en tant que déchets toxiques. Une «bio- tisane » fabriquée avec les tourillons de vers de terre, de la mélasse, et de l’eau sans chlore ont été utilisée pour aérer les sols et aider à la décomposition des produits pétrochimiques.

earth-repair-book

Je n’ai jamais eu l’occasion d’essayer ces techniques, mais la curiosité m’a amené au site web de Leila Darwish où se trouve son livre « Earth Repair: A Grassroots Guide to Healing Toxic and Damaged Landscapes » . Une recette pour « biobrew », la tisane de compost se trouve a l’adresse suivante : http://healingmagic.org/articles/Biobrewrecipe.pdf.

mycoremediationLe livre de Paul Stamets « Mycelium Running » propose l’utilisation de mycélium pour la mycoremédiation des écosystèmes pollués par les produits toxiques. J’ai cherché parmi les ressources internet en français, mais à ce jour, c’est un sujet de recherche universitaire, et pas encore connu des jardiniers particuliers.

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :
search previous next tag category expand menu location phone mail time cart zoom edit close